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libres.

Occupation régularisée

Quartier libre des Lentillères

Dijon (21) · depuis 2010 · aussi : Les Lentillères

Au seuil

Anciennes terres maraîchères de l'est de Dijon, près des anciens abattoirs, occupées depuis mars 2010 par une manifestation-défrichage contre un projet d'écoquartier de 1 400 logements, suspendu en 2019. La Ville a racheté en juin 2023 environ 80 % du site de 8,7 ha à la SPLAAD et à l'EPFL de Côte-d'Or (4,25 M€). En septembre 2025, un compromis a été annoncé : une association à créer signerait une convention de mise à disposition, les occupant·es cédant 1,14 ha pour 60 logements sociaux. Environ 100 personnes y vivent ; le lieu associe jardins, marché à prix libre et activités culturelles.

Les cinq portes

  • P1
    Franchie · Forme civile
    Collectif de fait sur un terrain de la Ville de Dijon ; association annoncée pour signer la convention. Règle P1 (décision de Ced, 2026-10-01) : une personne publique propriétaire est admise au cas par cas, si le montage établit clairement un commun. Ici : terres cultivées en assemblées depuis 2010, régularisation négociée par la Ville — commun établi dans l'usage.[2]
  • P2
    Non franchie · Foncier verrouillé
    Aucun titre signé confirmé ; convention de mise à disposition annoncée, durée inconnue ; terrain municipal aliénable et classé urbanisable, 1,14 ha cédé pour construction.[2]
  • P3
    Franchie · Usage d'intérêt général
    Jardins, marché à prix libre, espace ouvert au public.[3]
  • P4
    Franchie · Autogestion
    Décisions en assemblées collectives d'habitant·es et jardinier·es.[3]
  • P5
    Franchie · Établi
    Occupation continue depuis mars 2010.[2]

Trois regards

igor · le collectif vécu

Ce qui tient : la bêche. Tout a commencé en 2010 par un défrichage à deux cents ; quinze ans plus tard, une centaine de personnes vivent là, entre jardins, assemblées et marché à prix libre. On a négocié une terre cultivée, pas un terrain vague. Ce qui peut casser : aucun titre signé, une convention de durée inconnue, un sol encore urbanisable, et le prix du compromis, 1,14 hectare cédé. Ce qui se transmet : non documenté ; reste à voir si l'association à créer laissera la main aux assemblées.

eozen · le montage

Ce qui protège aujourd'hui : quinze ans de présence, un rachat municipal (2023) qui a retiré le site à l'aménageur, un compromis annoncé en 2025. En droit, presque rien : aucun titre signé confirmé, une convention de mise à disposition sans durée connue, au profit d'une association encore à créer, sur un terrain communal aliénable et classé urbanisable. Ce type de convention est souvent révocable. Pour franchir P2 : un bail emphytéotique d'au moins 30 ans, publié, ce qui suppose d'abord une personne morale signataire.

antimeta · la capture

Mécanisme : une régularisation payée par une cession. Le compromis de septembre 2025 cède 1,14 ha pour 60 logements sociaux. En échange, une association encore à créer obtiendrait une convention de mise à disposition de durée inconnue. Le collectif de fait doit donc se donner un signataire, et le terrain municipal reste aliénable et urbanisable. Chaque élection peut rouvrir l'accord. Précédent : Notre-Dame-des-Landes, régularisée par étapes en baux de moins de 30 ans, le Département gardant la main.

Chronologie

  • 2010Manifestation-défrichage et début de l'occupation (mars).[3]
  • 2019Suspension du projet d'urbanisation par la mairie.[1]
  • 2023La Ville rachète 80 % du site (vote du 19 juin).[1]
  • 2025Compromis : convention de mise à disposition à une association, cession de 1,14 ha pour 60 logements sociaux.[2]

Prismes

Accès au lieuOccupation[3]
Occupation lancée par une manifestation de 200 personnes armées de bêches en mars 2010.
Titre d'usageSans titre[2]
Convention de mise à disposition annoncée en septembre 2025 ; signature et durée non confirmées.
VerrouAucun[2]
Terrain municipal classé urbanisable au PLU de 2019 ; aucun titre long.
GouvernanceAssemblée au consensus[3]
Organisation collective par assemblées régulières.
Économie des personnesnon établi
Aucune source sur ce qui fait vivre les habitant·es.
OuvertureOuvert au public[3]
Espace « ouvert, poreux », marché à prix libre.
FinalitésAgriculture, Habitat, Culture, Lutte territoriale[2]
Maraîchage, habitat, activités culturelles, opposition à l'urbanisation.
Filiationnon établi[1]
Presse locale : militant·es anarchistes, écologistes et anticapitalistes ; non revendiqué dans les sources propres consultées.
Rapport à l'ÉtatRégularisation[2]
Rachat municipal 2023, compromis de septembre 2025.
Échelle50 à 200[2]
Environ 100 occupant·es.
Transmissionnon établi
Aucune source.
ÉtatActif[2]
Actif en 2025.

Fiabilité

Établi par les sources

  • Occupation depuis mars 2010
  • Rachat municipal de juin 2023
  • Compromis de septembre 2025

Non confirmé

  • Signature, durée et redevance de la convention
  • Création de l'association signataire
  • Effet des municipales de mars 2026 sur l'accord

Sources

  1. Infos Dijon, Dijon : la Ville devient propriétaire du terrain occupé aux Lentillères, 2023.
  2. Batirama, À Dijon, l'unique ZAD urbaine de France négocie avec la mairie, 2025.
  3. Quartier libre des Lentillères, Quartier libre des Lentillères.