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libres.

Occupation régularisée

Espace autogéré des Tanneries

Dijon (21) · depuis 1998 · aussi : Les Tanneries

Au seuil

Espace social, culturel et politique autogéré de Dijon, ouvert en octobre 1998 dans d'anciens bâtiments industriels du boulevard de Chicago. Une convention d'occupation gratuite est obtenue en 2002 après cinq ans de menaces d'expulsion. Menacé par des projets municipaux, le collectif négocie un relogement : la Ville finance des travaux (environ 1,5 M€) dans un ancien entrepôt de 900 m², où il s'installe en 2015 sous un bail de 12 ans renouvelable. Le lieu combine habitat collectif, salle de concert et activités publiques non marchandes ; le renouvellement du bail est incertain.

Les cinq portes

  • P1
    Franchie · Forme civile
    Association les Tanneries (le collectif dit ne pas fonctionner sur un mode associatif) et Ville de Dijon propriétaire : aucun maillon commercial. Règle P1 (décision de Ced, 2026-10-01) : une personne publique propriétaire est admise au cas par cas, si le montage établit clairement un commun. Ici : lieu relogé et confié à un collectif en assemblées depuis 1998 — commun établi.[1]
  • P2
    Non franchie · Foncier verrouillé
    Bail de 12 ans renouvelable (sous le seuil de 30 ans) sur un bien municipal ; renouvellement incertain selon le collectif en 2021.[5]
  • P3
    Franchie · Usage d'intérêt général
    Activités publiques non marchandes et subversives, ouverture régulière au public.[1]
  • P4
    Franchie · Autogestion
    Assemblée des habitant·es, refus de subventions de fonctionnement.[3]
  • P5
    Franchie · Établi
    Usage continu depuis 1998, relogé en 2015.[1]

Trois regards

igor · le collectif vécu

Ce qui tient : des assemblées d'habitants depuis 1998, le refus des subventions de fonctionnement, une ténacité apprise sous des années de menaces d'expulsion, puis un déménagement négocié plutôt que subi. On y vit et on y reçoit : concerts, ouvertures chaque semaine. Ce qui peut casser : un bail de douze ans dont le collectif lui-même jugeait le renouvellement incertain. Ce qui se transmet : les sources ne le disent pas ; on sait seulement que le groupe a survécu à un changement de murs.

eozen · le montage

Ce qui protège : une chaîne entièrement civile, un propriétaire public, et un relogement financé par la Ville (environ 1,5 M€), qui rend l'éviction politiquement coûteuse. Fragilité : un bail de 12 ans renouvelable n'est pas un titre long. À l'échéance, tout dépend d'une nouvelle décision municipale, sur un bien communal qui reste aliénable. L'échéance exacte (12 ou 13 ans) n'est pas confirmée. Pour franchir P2 : un bail emphytéotique d'au moins 30 ans consenti par la commune, reçu par un notaire et publié au fichier immobilier.

antimeta · la capture

Mécanisme : municipalisation par titre court. En 2015, le relogement dans un entrepôt que la Ville de Dijon a rénové (environ 1,5 M€) a échangé un lieu conquis contre un bail de 12 ans renouvelable. Cet investissement public peut peser comme une dette morale ; le renouvellement devient un levier sur un projet qui se dit anticapitaliste. L'échéance tomberait vers 2027-2028, mais elle n'est pas confirmée. Le terrain avait déjà été menacé en 2007 par un pôle de santé privé. Précédent : 59 Rivoli, occupation régularisée par un achat municipal puis une convention de trois ans prolongée par avenant.

Chronologie

  • 1998Ouverture de l'espace autogéré (octobre ; 1997 selon d'autres sources).[1]
  • 2002Convention d'occupation gratuite avec la Ville.[2]
  • 2007Menace liée à un projet de pôle de santé privé sur le terrain.[2]
  • 2011Négociation du relogement ; le collectif réclame un bail stable.[3]
  • 2015Installation dans l'ancien entrepôt rénové par la Ville.[4]

Prismes

Accès au lieuOccupation[3]
Occupation d'un espace industriel abandonné en octobre 1998.
Titre d'usageConvention[1]
Convention d'occupation gratuite en 2002 ; bail de 12 ans renouvelable sur le nouveau lieu.
VerrouAucun[4]
Titre de 12 ans renouvelable, propriété municipale ; aucune clause d'inaliénabilité.
GouvernanceAssemblée au consensus[1]
Prise de décision horizontale en assemblée des habitant·es.
Économie des personnesnon établi
Aucune source.
OuvertureOuvert au public[1]
Activités publiques non marchandes, ouverture hebdomadaire, concerts.
FinalitésHabitat, Culture, Éducation populaire[1]
Lieu de vie collectif, activités publiques, ressources pour initiatives anticapitalistes et anti-autoritaires.
FiliationAnarchisme, Autonomie[4]
Tradition squat et punk revendiquée ; projet anti-autoritaire.
Rapport à l'ÉtatConventionnement[4]
Convention 2002, relogement financé par la Ville et bail de 12 ans.
Échellenon établi
Aucun effectif publié.
Transmissionnon établi
Aucune source.
ÉtatActif[5]
Actif au moins jusqu'en 2021.

Fiabilité

Établi par les sources

  • Convention de 2002
  • Relogement 2015 avec bail de 12 ans renouvelable

Non confirmé

  • Ouverture en octobre 1998 selon le collectif, en 1997 selon deux autres sources
  • Date de signature et échéance exacte du bail (12 ou 13 ans selon les sources)
  • Renouvellement du bail
  • Date de création de l'association

Sources

  1. Tanneries (squat.net), Espace autogéré des Tanneries, 2014.
  2. Le Numéro zéro, Dijon : les Tanneries ne se laisseront pas expulser !, 2007.
  3. Le Numéro zéro, Communiqué de mise au point : avenir de l'espace autogéré des Tanneries, 2011.
  4. La Facto, Les Tanneries 2.
  5. Europe Convergence, Les Tanneries, a legalized alternative space, 2021.