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Communauté intentionnelle

L'Essai – Colonie communiste d'Aiglemont

Aiglemont (08) · 1903–1909 · aussi : Colonie libertaire d'Aiglemont, Milieu libre d'Aiglemont

Épreuve

Colonie communiste libertaire fondée en juin 1903 par Fortuné Henry dans la clairière du Gesly, à Aiglemont (Ardennes), sur un terrain d'environ un hectare qu'il achète lui-même. Des terres communales attenantes sont ensuite louées pour la culture. Financée par des souscriptions libertaires, elle compte 11 colons en octobre 1904 et 20 en 1905, vit de maraîchage et d'élevage, et édite à partir de 1906 le journal Le Cubilot. Poursuites judiciaires, difficultés financières et conflits la défont : Henry et sa compagne partent les derniers en juillet 1908 et un huissier liquide la colonie en mars 1909.

Les cinq portes

  • P1
    Non franchie · Forme civile
    Terrain propriété privée du fondateur ; aucune personne morale identifiée.[1]
  • P2
    Non franchie · Foncier verrouillé
    Propriété privée ; liquidation en 1909.[1]
  • P3
    Partielle · Usage d'intérêt général
    Propagande et presse ouvertes sur les luttes locales, mais communauté de colons fermée.[1]
  • P4
    Partielle · Autogestion
    Prééminence contestée du fondateur ; conflits sur le partage du travail.[1]
  • P5
    Non franchie · Établi
    Juin 1903 - juillet 1908 : environ cinq ans.[1]

Chronologie

  • 1903Juin : installation de Fortuné Henry ; fin septembre-octobre : premiers colons.[1]
  • 1905Vingt colons ; construction du foyer principal (mars).[2]
  • 1906Imprimerie ; premier numéro du Cubilot (juin).[1]
  • 1908Juillet : départ des derniers colons.[1]
  • 1909Mars : liquidation par huissier.[1]

Prismes

Accès au lieuAchat privé du fondateur[1]
« Il acheta un terrain d'un hectare » dans la clairière du Vieux Gesly.
Titre d'usagePropriété[2]
Propriété du fondateur ; location de terres communales pour le seigle, les pommes de terre et les betteraves.
VerrouAucun[1]
Liquidation par huissier en mars 1909.
GouvernanceMixte[2]
Henry, figure centrale, dit vouloir « impersonnaliser la tentative » face aux accusations d'en faire son fief.
Économie des personnesAutosubsistance[1]
Visée d'autonomie alimentaire, vente des surplus sur les marchés, souscriptions.
OuvertureAccueil régulier[2]
Visiteurs, personnes hébergées temporairement, journal tourné vers les ouvriers de la vallée.
FinalitésAgriculture, Artisanat, production[1]
Maraîchage, élevage, menuiserie, imprimerie.
FiliationAnarchisme[1]
Colonie libertaire liée au Libertaire.
Rapport à l'ÉtatConflit[1]
Condamnations pour contrebande (1905), coups et blessures (1907), inculpation pour injures envers l'armée (1907).
Échelle10 à 50[1]
11 colons en octobre 1904, 20 en 1905.
TransmissionFondateurs seuls[1]
Le fondateur est le dernier à partir.
ÉtatDisparu[1]
Liquidée en 1909.
Mode de finFaillite[1]
Désagrégation (poursuites, difficultés financières, conflits) puis liquidation par huissier.

Fiabilité

Établi par les sources

  • Achat du terrain par Henry, départ en juillet 1908, liquidation en mars 1909 (Maitron).

Non confirmé

  • Prix du terrain (environ 800 F selon anarchiv) ; surface initiale de 2 ha 71 ca évoquée par une autre source.

Sources

  1. Dictionnaire des anarchistes (Maitron), HENRY Fortuné [HENRY Jean, Charles, Fortuné].
  2. Wikipédia, L'Essai, 2025.
  3. Anarchiv, Fortuné Henry et Franco Dossena fondent une colonie libertaire au lieu dit Le Gesly, 2019.