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libres.

Communauté intentionnelle

Milieu libre de Vaux

Essômes-sur-Marne (02) · 1903–1907 · aussi : La Clairière de Vaux, Le Milieu libre

Épreuve

Premier « milieu libre » anarchiste en France, préparé en 1902 à Paris par une Société pour la création et le développement d'un milieu libre (environ 250 co-sociétaires fin 1902). À Vaux, hameau d'Essômes-sur-Marne, Alphonse Boutin vend deux maisons à la société et met deux hectares à disposition, à condition de participer. La colonie se constitue en février 1903 en société coopérative « Le Milieu libre » ; Georges Butaud et Sophia Zaïkowska l'animent. Dès juillet 1903, Boutin se retire et reprend son apport ; la colonie loue 10 ha à Bascon. Réduite à sept personnes fin 1905, elle se dissout en février 1907.

Les cinq portes

  • P1
    Non franchie · Forme civile
    Société coopérative à parts nominatives (20 × 50 F) ; foncier d'un particulier.[1]
  • P2
    Non franchie · Foncier verrouillé
    Terres apportées puis reprises par leur propriétaire, remplacées par une location.[1]
  • P3
    Partielle · Usage d'intérêt général
    Visites et propagande ouvertes, mais vie communautaire réservée aux colons.[1]
  • P4
    Partielle · Autogestion
    Idéal de libre association, contredit par les conflits d'autorité autour de Butaud.[1]
  • P5
    Non franchie · Établi
    1903-1907 : moins de dix ans.[1]

Chronologie

  • 1902Constitution à Paris de la Société pour la création et le développement d'un milieu libre.[2]
  • 1903Février : société coopérative « Le Milieu libre » ; mars : arrivée de Butaud et Zaïkowska ; juillet : Boutin retire son apport, location de 10 ha à Bascon.[1]
  • 1905Sept colons restants.[2]
  • 1907Février : dissolution.[4]

Prismes

Accès au lieuAchat collectif[1]
Deux maisons achetées à Boutin par la société, qui acquiert ensuite d'autres terres et maisons ; les 2 ha sont une mise à disposition.
Titre d'usagePropriété[1]
Propriété de la société sur les bâtiments achetés ; mise à disposition révocable, puis location, pour les terres.
VerrouAucun[1]
Apport retiré par le propriétaire en juillet 1903 ; aucune clause.
GouvernanceMixte[1]
Principe de liberté individuelle ; accusations répétées d'autoritarisme contre Butaud.
Économie des personnesCaisse commune[1]
La société verse 2 F par semaine aux membres et pourvoit à leurs besoins ; ni propriété privée ni salariat ; ateliers travaillant sur commande.
OuvertureAccueil régulier[1]
161 visites en 1903 ; accueil des compagnons de passage.
FinalitésAgriculture, Artisanat, production[1]
Agriculture, élevage, bonneterie, confection, cordonnerie.
FiliationAnarchisme[2]
Communisme libertaire.
Rapport à l'Étatnon établi
Aucune source.
Échelle10 à 50[1]
Jusqu'à 20 colons ; 13 en mai 1904, 7 fin 1905.
Transmissionnon établi[1]
Départ de Butaud en 1904 puis retour en 1905 à l'appel d'une « nouvelle génération » ; trajectoire trop courte pour conclure.
ÉtatDisparu[1]
Dissolution en 1907.
Mode de finDissolution volontaire[2]
Auto-dissolution de la société Le Milieu libre en février 1907.

Fiabilité

Établi par les sources

  • Rôle de Boutin, retrait de juillet 1903, dissolution de février 1907 (Wikipédia, messomes, fabrique des utopies).

Non confirmé

  • Le Maitron (notice Butaud) date l'essai de 1902 à 1906 ; la fiche retient février 1907.
  • Nature juridique exacte de la « société coopérative » de 1903.

Sources

  1. Familistère de Guise, La fabrique des utopies, Le Milieu libre de Vaux.
  2. Wikipédia, La Clairière de Vaux, 2025.
  3. Jean Maitron, Rolf Dupuy, Dictionnaire des anarchistes (Maitron), BUTAUD Georges.
  4. Site de la mairie d'Essômes-sur-Marne, Vaux et Bascon, deux milieux libres au début du XXe siècle (d'après T. Legendre, 2006).