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Communauté intentionnelle

Communauté de travail Boimondau

Valence (26) · 1941–1971 · aussi : Boîtiers de Montres du Dauphiné, Communauté de travail Marcel Barbu

Épreuve

Marcel Barbu installe en 1941 à Valence, dans une ancienne vinaigrerie, un atelier de boîtiers de montres qu'il abandonne à la communauté : la Communauté de travail Marcel Barbu est fondée le 14 janvier 1943, prend le nom de Boimondau en 1947 et le statut de SCOP « à forme communautaire » en 1948. Une assemblée générale élit pour trois ans un chef de communauté doté du pouvoir exécutif ; la rémunération suit un barème, et la communauté développe coopérative de consommation, logements, colonie de vacances, ciné-club. Barbu part en 1946, Marcel Mermoz en 1951, la Règle est suspendue en 1958. En cessation de paiement en avril 1971, la SCOP est liquidée par le tribunal de Romans en septembre 1971.

Les cinq portes

  • P1
    Non franchie · Forme civile
    SCOP (coopérative ouvrière de production) : maillon coopératif, exclu par la porte.[1]
  • P2
    Non franchie · Foncier verrouillé
    Actif liquidé en 1971 ; aucun verrou opposable.[1]
  • P3
    Partielle · Usage d'intérêt général
    Entreprise industrielle marchande ; services sociaux et culturels surtout internes.[2]
  • P4
    Partielle · Autogestion
    Assemblée générale souveraine pour l'élection, mais chef à pouvoir exécutif étendu ; Règle suspendue en 1958.[1]
  • P5
    Franchie · Établi
    Trente ans de présence continue à Valence (1941-1971).[1]

Chronologie

  • 1941Barbu installe l'atelier dans une ancienne vinaigrerie à Valence.[1]
  • 1943Fondation de la Communauté de travail Marcel Barbu (14 janvier).[1]
  • 1946Départ de Marcel Barbu.[1]
  • 1948Statut de SCOP « à forme communautaire ».[1]
  • 1958Suspension de la Règle.[1]
  • 1971Cessation de paiement (avril), liquidation (18 septembre).[1]

Prismes

Accès au lieuAchat privé du fondateur[2]
Vinaigrerie de la rue Montplaisir acquise en 1941 ; Barbu abandonne ensuite les moyens de production à la communauté.
Titre d'usagePropriété[1]
Moyens de production propriété de la communauté ; matériel repris par la Cité horlogère à la liquidation.
VerrouAucun[1]
Aucun verrou opposable : les biens sont réalisés dans la liquidation judiciaire de 1971.
GouvernanceMixte[1]
Assemblée générale élisant un chef pour trois ans au pouvoir exécutif étendu, conseil général, tribunal interne.
Économie des personnesSalariat de la structure[1]
Production industrielle de boîtiers de montres ; rémunération des compagnons selon un barème.
OuvertureCercle restreint[2]
Services (coopérative, logements, colonie, ciné-club) destinés d'abord aux compagnons et à leurs familles.
FinalitésArtisanat, production, Éducation populaire, Habitat[2]
Production horlogère, formation et culture des compagnons, logements.
FiliationPersonnalisme, Mouvement ouvrier[1]
Économie et Humanisme (Lebret, Desroche) ; tension entre orientations chrétienne et marxiste.
Rapport à l'Étatnon établi
Aucune source.
ÉchellePlus de 200[1]
166 personnes en 1948, environ 250 en 1971.
Transmissionnon établi[1]
Départs des fondateurs (1946, 1951) ; renouvellement des compagnons non documenté.
ÉtatDisparu[1]
Liquidation judiciaire en 1971.
Mode de finFaillite[1]
Cessation de paiement en avril 1971, liquidation par le tribunal de Romans le 18 septembre 1971.

Fiabilité

Établi par les sources

  • Chronologie 1941-1971 (Wikipédia, recoupée par la recension Autogestion).

Non confirmé

  • Date exacte de liquidation : 18 septembre 1971 (Wikipédia) contre 22 septembre (mémoire Communs) ; fin parfois datée de 1972.
  • Propriété juridique des locaux avant 1948.
  • L'article Communs « Trois lieux » date à tort la scission vers 1965 : Barbu part en 1946 (candidat à la présidentielle en 1965).

Sources

  1. Wikipédia (sources : Desroche & Lebret 1944, Mermoz 1978), Boimondau.
  2. Association Autogestion, Faire des hommes libres — Boimondau et les communautés de travail à Valence (recension de l'ouvrage de Michel Chaudy).
  3. Lectura Plus, Boimondau — historique (exposition).