Communauté intentionnelle
Colonie naturiste et végétalienne de Bascon
Épreuve
Au hameau de Bascon, à 800 m de Vaux près de Château-Thierry, Georges Butaud et Sophia Zaïkowska tentent en 1911 un nouveau milieu libre, dissous en 1912 ; une colonie communiste végétalienne y renaît en 1914. Au début de 1920, Butaud fonde une société coopérative pour mettre en valeur des terres incultes ; un baraquement racheté à l'armée américaine abrite une dizaine de colons l'hiver, une vingtaine l'été. Très fréquentée de 1919 à 1926, la colonie perd ses fondateurs en 1926. La coopérative est dissoute en 1931 et le domaine vendu ; le baraquement abrite une colonie de vacances naturienne jusqu'en 1951.
Les cinq portes
- P1
- P2
- P3Partielle · Usage d'intérêt général
Accueil de pensionnaires et de visiteurs, mais communauté de convaincus ; colonie de vacances après 1931.[1] - P4Partielle · Autogestion
Libre association sans contrat, mais rôle moteur de Butaud ; gouvernance de la coopérative non documentée.[1] - P5Partielle · Établi
Présence 1911-1931 (vingt ans) mais discontinue : dissolution de 1912, refondation en 1914, guerre (la région de Château-Thierry est au front en 1918) ; activité pleine surtout en 1919-1926.[2]
Chronologie
- 1911Nouvelle tentative de milieu libre à Bascon.[2]
- 1914Colonie végétalienne communiste (Butaud, Zaïkowska).[1]
- 1920Société coopérative pour mettre en valeur les terres.[1]
- 1926Départ de Butaud et Zaïkowska ; mort de Butaud.[3]
- 1931Dissolution de la coopérative, vente du domaine.[1]
- 1951Fin de la colonie de vacances naturienne.[2]
Prismes
| Accès au lieu | non établi[1] Mode d'obtention du terrain avant 1920 non documenté ; la coopérative de 1920 met en valeur des « terres incultes ». |
|---|---|
| Titre d'usage | Propriété[1] Le domaine est vendu à la dissolution de la coopérative, qui en était donc propriétaire. |
| Verrou | Aucun[1] Domaine vendu en 1931. |
| Gouvernance | non établi[1] « Pas de contrat, pas d'obligation communautaire, pas d'horaire » ; fonctionnement de la coopérative non documenté. |
| Économie des personnes | Autosubsistance[1] Le végétalisme permet une autosuffisance que les milieux libres précédents n'avaient pas atteinte. |
| Ouverture | Accueil régulier[1] Nombreux pensionnaires et visiteurs, français et étrangers. |
| Finalités | Agriculture, Habitat[1] Jardins et baraquement collectif. |
| Filiation | Anarchisme[1] Naturisme et végétalisme anarchistes (Butaud, Rimbault). |
| Rapport à l'État | non établi Aucune source. |
| Échelle | 10 à 50[1] Une dizaine de colons l'hiver, une vingtaine l'été. |
| Transmission | non établi[1] Continuité 1926-1931 après le départ des fondateurs, puis colonie de vacances ; porteurs non identifiés. |
| État | Disparu[2] Fin de la colonie de vacances en 1951. |
| Mode de fin | Vente[1] Dissolution de la coopérative en 1931 et vente du domaine. |
Fiabilité
Établi par les sources
- Coopérative de 1920, dissolution et vente en 1931, colonie de vacances jusqu'en 1951 (fabrique des utopies, messomes d'après Legendre 2006).
Non confirmé
- Commune de rattachement du hameau de Bascon : Essômes-sur-Marne retenu (le site municipal d'Essômes traite Vaux et Bascon ensemble), à vérifier au cadastre (Château-Thierry possible).
- Porteur du foncier de 1911 à 1920.
- Datation de la colonie végétalienne : 1911 (Legendre) ou 1914 (fabrique des utopies).
Sources
- Familistère de Guise, La fabrique des utopies, La colonie végétalienne de Bascon.
- Site de la mairie d'Essômes-sur-Marne, Vaux et Bascon, deux milieux libres au début du XXe siècle (d'après T. Legendre, 2006).
- Jean Maitron, Rolf Dupuy, Dictionnaire des anarchistes (Maitron), BUTAUD Georges.
- La Terre d'abord, Une colonie naturiste et végétalienne en Picardie.