Communauté intentionnelle
Ferme de l'Oseraie
Épreuve
Ferme collective de Berville-sur-Seine, dans le Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, tenue depuis 2011 par un collectif issu des mouvements étudiants rouennais. La maison a été achetée par l'association Le Jardin des 400 goûts grâce à des dons et des apports ; les terres (6 à 7 ha) et les bâtiments agricoles sont loués, également par une association. Maraîchage, verger, pain au levain, jus de pomme : personne n'est salarié, les recettes vont à une caisse commune, les personnes qui aident aux chantiers ouverts repartent avec des légumes gratuitement ou à prix libre, le reste est vendu au marché et en AMAP à Rouen. En 2018, l'équipe fondatrice a transmis la ferme à une équipe entièrement nouvelle sans rachat des bâtiments.
Les cinq portes
- P1Partielle · Forme civile
Collectif et propriétaire de la maison : associations loi 1901. Le propriétaire des terres louées n'est pas identifié.[2] - P2Partielle · Foncier verrouillé
Maison sortie de la propriété individuelle (« le foncier n'est pas rattaché aux personnes présentes »), mais aucun verrou opposable publié ; terres seulement louées.[2] - P3Franchie · Usage d'intérêt général
Chantiers ouverts, légumes gratuits ou à prix libre, jus de pomme à prix libre lors de luttes, fêtes publiques ; aucun profit personnel.[1] - P4Partielle · Autogestion
Collectif sans hiérarchie apparente, répartition libre des tâches, mais instances de décision non documentées.[1] - P5Franchie · Établi
Usage continu depuis 2011, soit plus de dix ans, avec changement complet d'équipe en 2018.[1]
Dossier juridique
Ferme sans chef d'exploitation ni salarié : production agricole réalisée par des membres bénévoles d'une association, recettes versées à une caisse commune. Le collectif rapporte que la police est venue plusieurs fois vérifier l'absence de travail dissimulé, sans suite à ce jour (« on est un peu une aberration, de leur point de vue »). Un essai de salariat en contrats aidés a été abandonné. Le régime social retenu par la MSA n'est pas publié. Aucun contentieux connu.
Information générale, pas un conseil. Voir aussi le dossier « Une association peut-elle cultiver sans chef d'exploitation ? ».
Chronologie
- 2011Création de l'association (5 avril) ; installation à la ferme après un appel à dons.[4]
- 2018Appel à repreneurs ; transmission à une équipe entièrement nouvelle.[2]
- 2024Reportage : cinq habitants, caisse commune, aucun salarié.[1]
Prismes
| Accès au lieu | Achat collectif[2] Maison achetée en statut associatif grâce à des dons et à des apports. |
|---|---|
| Titre d'usage | Propriété[2] Propriété associative de la maison ; les 6 ha de terres et les bâtiments agricoles sont loués par le biais d'une association (nature et durée du bail non publiées). |
| Verrou | non établi[1] Aucune clause d'inaliénabilité ni de dévolution publiée ; les apports individuels ont été remboursés. |
| Gouvernance | non établi[1] Liste de tâches hebdomadaire, chacun travaille « à la mesure de ce qu'il veut faire » ; mode de décision non décrit. |
| Économie des personnes | Caisse commune[1] Aucun salarié ; les recettes (pain, marché, AMAP) alimentent une caisse commune qui paie les charges ; les habitants ont un travail à côté ou le RSA. |
| Ouverture | Accueil régulier[1] « Jeudis du kiff » : chantiers ouverts à toute personne, légumes gratuits ou à prix libre pour les participants ; fêtes et soirées publiques. |
| Finalités | Agriculture, Habitat, Lutte territoriale, Culture[3] Maraîchage, arboriculture, boulangerie, écriture et édition de textes, soutien à des luttes. |
| Filiation | Néo-ruralisme, Autonomie[2] Collectif né des mouvements étudiants de 2011 à Rouen ; « paysannerie différente », personnes venues d'autres milieux. |
| Rapport à l'État | Indifférence[1] Contrôles de police sur l'absence de travail dissimulé, sans suite connue. |
| Échelle | Moins de 10[1] Cinq personnes sur place en 2018 comme en 2024. |
| Transmission | Générations renouvelées[1] Transmission en 2018 à une équipe entièrement nouvelle, sans rachat des bâtiments. |
| État | Actif[1] Actif en 2024. |
Fiabilité
Établi par les sources
- Association Le Jardin des 400 goûts, créée le 5 avril 2011, siège à la ferme
- Absence de salariés et caisse commune (2024)
- Transmission de 2018
Non confirmé
- Surface : 6 ha selon le collectif (2018), 7 ha selon Silence (2024)
- Propriétaire et nature du bail des terres
- Statut MSA de l'activité (affiliation de l'association ou des membres)
- Identité de la « ferme collective déjà déclarée » à Rouen évoquée par La Caillasse
Sources
- Lola Keraron, Silence n° 535, Des fermes associatives et militantes, 2024.
- À l'ouest (Rouen), La ferme collective de l'Oseraie cherche des forces vives, 2018.
- Le Jardin des 400 goûts, Ferme de l'Oseraie, production de légumes, fruits et pain.
- Societe.com, d'après Insee, Le Jardin des 400 goûts (SIREN 538 684 721), 2026.