Lieu non marchand
Ferme du Bonheur
Épreuve
Lieu associatif installé depuis 1992-1993 sur une friche de Nanterre jouxtant l'université, au-dessus des échangeurs de l'A14 et de l'A86. Fondé par Roger des Prés avec des bénévoles et des artistes, il mêle élevage (chèvres, moutons, porcs, volailles), potagers, céréales anciennes, théâtre, bals et fêtes. Depuis le 28 décembre 2008, la Ferme a « pris autorité » sur un terrain voisin de plus de quatre hectares, le champ de la Garde, devenu le parc rural expérimental (PRé), sous convention d'occupation précaire et menacé par le projet d'aménagement Seine-Arche. En 2022, la municipalité réduit de moitié ses subventions et lui retire l'habilitation à recevoir du public.
Les cinq portes
- P1Non établie · Forme civile
Collectif associatif ; propriétaires des terrains et nature exacte du titre non établis.[1] - P2Non franchie · Foncier verrouillé
Convention précaire ; terrain promis à l'aménagement Seine-Arche.[3] - P3Franchie · Usage d'intérêt général
Lieu ouvert au public, éducation populaire et culture ; ventes annexes au service du lieu.[3] - P4Partielle · Autogestion
Lieu porté par son fondateur ; aucune source sur une assemblée d'usagers souveraine.[1] - P5
Dossier juridique
Ferme urbaine associative sans statut agricole propre : aucune disposition ne vise les fermes urbaines. L'élevage et la culture sont agricoles par nature (C. rur., art. L. 311-1) ; la vente de fromage et de miel et la présence de salariés exposent le dirigeant à l'appréciation de la MSA (affiliation si l'activité minimale d'assujettissement est atteinte, cotisation de solidarité sinon : voir le dossier association agricole et R1). La protection du lieu dépend de l'urbanisme et des conventions d'occupation, pas du droit rural.
Information générale, pas un conseil. Voir aussi le dossier « Une association peut-elle cultiver sans chef d'exploitation ? ».
Chronologie
- 1993Installation de la Ferme du Bonheur sur une friche de Nanterre.[3]
- 2007Livre « La Ferme du Bonheur, reconquête d'un délaissé » (Actes Sud).[2]
- 2008Prise de possession du champ de la Garde (28 décembre), futur PRé.[2]
- 2018Sélection au pavillon français de la Biennale d'architecture de Venise (« Lieux infinis »).[1]
- 2022Subventions municipales réduites de moitié, habilitation à recevoir du public retirée.[4]
Prismes
| Accès au lieu | Occupation[2] Installation sur une friche ; prise de possession du champ de la Garde le 28 décembre 2008. |
|---|---|
| Titre d'usage | Convention[3] Convention d'occupation temporaire jugée précaire par la presse. |
| Verrou | Aucun[3] Site inscrit dans le projet Seine-Arche, régulièrement menacé. |
| Gouvernance | Fondateur[1] Lieu fondé et animé par Roger des Prés ; fonctionnement des instances associatives non publié. |
| Économie des personnes | Activités marchandes annexes[4] Fêtes et concerts payants, vente de fromage et de miel, subventions ; deux salariés en 2022. |
| Ouverture | Ouvert au public[3] Spectacles, fêtes, travaux dominicaux ouverts, visites scolaires. |
| Finalités | Agriculture, Culture, Éducation populaire, Milieu vivant[1] Élevage et cultures de races et variétés anciennes, programmation artistique, accueil pédagogique. |
| Filiation | non établi Aucune filiation revendiquée trouvée. |
| Rapport à l'État | Conflit[4] En 2022, la mairie coupe de moitié les subventions et retire l'habilitation à recevoir du public. |
| Échelle | non établi[3] Une dizaine de bénévoles quotidiens selon Reporterre ; effectif total non publié. |
| Transmission | Fondateurs seuls[1] Le fondateur reste l'animateur du lieu. |
| État | Actif[1] Lieu présenté comme actif en 2025. |
Fiabilité
Établi par les sources
- Fondation au début des années 1990
- Occupation du champ de la Garde depuis 2008
- Conflit avec la municipalité en 2022
Non confirmé
- Année exacte (1992 ou 1993)
- Propriétaires des terrains et durée des conventions
- Date de déclaration de l'association
Sources
- Wikipédia, Ferme du Bonheur, 2025.
- La Ferme du Bonheur, Le Projet.
- Reporterre, À Nanterre, on invente la ferme en ville.
- Télérama (Luc Le Chatelier), Qui veut la peau de la Ferme du Bonheur ?, 2022.