Lieu non marchand
La Bellevilloise
Épreuve
Coopérative ouvrière de consommation fondée le 21 janvier 1877 par des ouvriers mécaniciens de Belleville, d'inspiration proudhonienne. Elle fait construire en 1908-1910 sa Maison du peuple au 19-21 rue Boyer (Paris 20e), agrandie en 1927 (salle Lénine au n° 25). Magasins, mutuelle, dispensaires, patronage laïque, université populaire La Semaille, cinéma et salles de réunion ouvertes aux organisations ouvrières y cohabitent. Elle compte 9 000 sociétaires en 1912 et 15 000 en 1929. Elle fait faillite en 1936, à la suite de la chute de la Banque ouvrière et paysanne ; certaines activités durent jusqu'en 1939.
Les cinq portes
- P1Non franchie · Forme civile
Coopérative de consommation à sociétaires associés aux bénéfices ; forme juridique précise non vérifiée, mais maillon coopératif exclu par le cadre.[1] - P2Non franchie · Foncier verrouillé
Aucune inaliénabilité : faillite et liquidation, bâtiments réaffectés.[1] - P3Partielle · Usage d'intérêt général
Éducation populaire et salles ouvertes, mais cœur commercial et services (mutuelle) réservés aux adhérents.[1] - P4Non établie · Autogestion
Fonctionnement des assemblées de sociétaires non documenté par les sources consultées.[1] - P5Franchie · Établi
Maison du peuple rue Boyer de 1910 à 1936 (26 ans) ; coopérative active depuis 1877.[1]
Chronologie
- 187721 janvier : fondation ; dépôt d'épicerie rue Henri-Chevreau.[1]
- 1909Hébergement de l'université populaire La Semaille.[1]
- 1910Maison du peuple rue Boyer (construite 1908-1910) ; congrès socialiste en août.[1]
- 1927Immeuble du 25 rue Boyer, salle Lénine.[1]
- 1936Faillite.[1]
- 1939Fin des dernières activités.[2]
Prismes
| Accès au lieu | non établi[1] Construction de la Maison du peuple rue Boyer en 1908-1910 ; mode d'acquisition du terrain non vérifié. |
|---|---|
| Titre d'usage | non établi[1] Propriété coopérative probable, non vérifiée sur acte. |
| Verrou | Aucun[1] Faillite puis liquidation ; bâtiments réaffectés (cinéma, maroquinerie, lieu événementiel). |
| Gouvernance | non établi[1] Direction socialiste jusqu'en 1924, puis sous l'influence du PCF ; organes statutaires non consultés. |
| Économie des personnes | non établi[1] Commerce coopératif (40 magasins) finançant les œuvres ; statut des personnes y travaillant non documenté. |
| Ouverture | Ouvert au public[1] Salles ouvertes aux organisations ouvrières, conférences publiques, cinéma de quartier. |
| Finalités | Consommation, Éducation populaire, Culture, Accueil, soin[1] Coopérative de consommation, université populaire, musique et théâtre, dispensaires. |
| Filiation | Mouvement ouvrier[1] Ouvriers mécaniciens proudhoniens ; Bourse des coopératives socialistes. |
| Rapport à l'État | non établi Aucune source. |
| Échelle | non établi[1] Sociétaires nombreux (15 000 en 1929) mais nombre de personnes œuvrant sur le lieu inconnu. |
| Transmission | Générations renouvelées[1] Fonctionne de 1877 à 1936 avec renouvellement des directions. |
| État | Disparu[1] Coopérative disparue ; bâtiment devenu salle de concert et lieu événementiel. |
| Mode de fin | Faillite[1] Faillite de 1936, aggravée par la chute de la Banque ouvrière et paysanne. |
Fiabilité
Établi par les sources
- Dates de fondation et de faillite (Wikipédia, BnF 1877-1939, Paris Unplugged).
Non confirmé
- Propriété coopérative des immeubles rue Boyer (affirmée par le dossier interne, non vérifiée sur acte).
- Forme juridique exacte (société anonyme coopérative à capital variable ?).
- Article Wikipédia signalé « à sourcer ».
Sources
- Wikipédia, La Bellevilloise, 2025.
- Bibliothèque nationale de France, data.bnf.fr, Coopérative la Bellevilloise. Paris (1877-1939).
- Nicolas Bonnell, Paris Unplugged, 1877 – La Bellevilloise, 2013.